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Il faut que ça change. Puis il y en a d'autres qui étaient plus du côté de la noblesse ou qui partageaient plus la perception, la vision de Voyage. Est-ce qu'ils ont été conscients des malheurs que la Révolution allait entraîner? Puis surtout, mais ça, je pense pas qu'ils aient été très conscients de ça, la disparition complète de la... Je pense pas que quand on rentre dans un processus comme ça, on pense qu'on va disparaître. Bon, ils ont été conscients jusqu'à un certain point des changements qui devaient être apportés, puis ils partageaient l'espoir d'un renouveau des institutions, à la fois de l'Église, mais aussi de la société civile. Parce qu'il y avait eu beaucoup d'abus qui s'étaient accumulés au cours des décennies. Mentionnons que François-Louis Hébert, qui était, comme je vous l'ai dit, le coadjuteur du supérieur général. Le supérieur général ne pouvait plus exercer sa fonction, mais il était le coadjuteur, c'est-àdire celui qui le remplaçait dans cette responsabilité. Il avait attiré la confiance de la population, comme je vous l'avais dit, du quartier, et le clergé local l'avait choisi pour être son représentant et leur électeur aux États généraux. C'est-à-dire, on réunit tout le monde et c'est ce qui a amené la création de l'Assemblée nationale. Le père Bertier de Sauvigny, bon, et quand ça a été temps de voter sa mort positionnelle, il ne l'a pas votée, il ne l'a pas prise. Il n'était pas d'accord avec ça. Le père Bertier de Souvenir classe les jésuites. Ça nous disait qu'il y avait des divisions chez les jésuites, mais en même temps, quand la décision a été prise de prêter le serment constitutionnel et les conséquences, ben, ils les classent en quatre catégories. Il y a eu ceux qui ont juré. Sur une centaine de jésuites, il y en a sept qui ont prêté le serment constitutionnel, totalement, là, et ça s'est réduit à six. Je vous dirai pourquoi tout à l'heure. Ensuite, il y a les martyrs. Alors, il y a eu trois martyrs au mois de septembre, les martyrs de septembre: François de Mouillebert, [nom peu clair], François Lefranc et PierreClaude Potier. Il y en a eu d'autres après, ça, je vous en parlerai plus tard. Il y a eu les déportés, parce que là, on déportait les gens, on les envoyait en Guyane, où étaient les prisons de la France, plutôt hostiles, tu sais, au point de vue de la nature et autres. On les déportait en Guyane. Ça a été souvent la prison de grands prisonniers, de grands papillons, par exemple. Alors, on les a envoyés là, mais il est arrivé quelque chose que tous les bateaux n'ont pas pu se rendre là. Puis il y a eu les intrépides ou les clandestins. Alors, les clandestins, c'est ceux qui sont restés en France, parce qu'ils sont déportés, ils demeurent en Angleterre, là, qui sont venus même ici. Je pense qu'entre autres, il n'y a pas eu un évêque à voir même venu cette occasion-là. En tout cas, il y en a qui sont venus, qui sont allés en Angleterre et dans d'autres pays d'Espagne.